
Du : 13.06.2009
Au : 23.08.2009
Vernissage : 13.06.2009
J.F Comment : vitraux
L’artiste bruntrutain Jean-François Comment (1919-2002) opère dans les années 1950 une mutation profonde de son travail pictural. La découverte du vitrail, au travers d’une commande pour le nouvel hôpital de Porrentruy, va l’inciter à abandonner la figuration et à développer le langage de formes et de couleurs qu’il n’allait plus quitter dès lors. L’abstraction est née graduellement de ses travaux en dalle de verre, témoin du renouveau de l’art religieux de l’après-guerre dans le Jura.
Musique jurassienne
Des compositeurs jurassiens s’illustrent à des degrés divers au début du XXe siècle. Sans vouloir être exhaustif, on peut distinguer un « Groupe des Cinq », clin d’œil au fameux groupe de compositeurs russes réunis autour du pianiste et compositeur Balakirev : • Pierre Alin (St-Imier 1879-Venise 1920) • Albert Béguelin (Tramelan 1888-1963) • Louis Broquet (Pleigne 1888-St-Maurice 1954) • Henri Gagnebin (originaire de Renan, Liège 1886-Genève 1977) • Paul Miche (Courtelary 1886-Genève 1960). Tous les cinq nés dans le dernier quart du XIXe siècle, ils ont gardé avec leur Jura natal des liens forts au long de leur carrière. Le Musée de l’Hôtel-Dieu de Porrentruy (MHDP) présente l’aspect « visuel » de leur musique. Des archives telles que partitions manuscrites ou imprimées à l’époque, instruments, effets personnels ou autres portraits permettent de mieux partir à la rencontre de ces cinq compositeurs. Des bornes auditives jalonnent le parcours et invitent à découvrir des extraits musicaux. Parallèlement, deux concerts sont prévus dans le cadre du Festival du Jura ‘09 : le 5 septembre à Saint-Imier et le 6 septembre à Saint-Ursanne. Au Musée, d’autres témoins musicaux seront en outre présentés au public. Une salle réunira des instruments anciens du XVIIIe siècle qui se trouvent aujourd’hui encore dans des collections jurassiennes : une épinette signée Jean Henry Silbermann, 1782 - Facteur de Forté-Piano & de Clavecin à Strasbourg (collection particulière), une basse, une musette en bois du début du XVIIIe siècle (Paroisse de Sornetan) ainsi que des partitions originales de Antoine Léonce Kuhn, organiste à l’école des Jésuites (1767-1773) et secrétaire du prince-évêque de Bâle. Celui-ci dirigea l'orchestre de la Cour épiscopale et composa de la musique de chambre. Le MHDP conserve dans sa collection des partitions originales rédigées par Kuhn à cette époque, de même que Manuale chori seu horae diurnae breviarii [...], un antiphonaire de 1785 et sa réédition de 1842. Enfin, des affiches de concert, des livrets de fêtes de musique, des chansonniers ou des partitions tirés des collections du MHDP complètent ce tour d’horizon musical. Issus du fonds Gustave Amweg (1949), de la donation de la lithographie Frossard (1985), de la donation Henri Devain (1995) ou confiés pour l’occasion au Musée par des prêteurs publics ou privés, ils témoignent de la riche activité chorale et instrumentale de la région au XXe siècle.
